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mercredi 25 avril 2012

Liz Wardley, un projet qui tombe à l'eau...


© Barbara Bernard / La Septième Vague


La jeune Anglaise avait annoncé le 9 mars sa participation officielle au Vendée Globe, soutenue par un sponsor révélé à la même occasion:  VHtec, une marque de vêtements de mer techniques qui devait sortir en septembre.

Mais voilà, le rêve a viré au cauchemar. Liz, qui n'avait rien demandé, alors qu'elle se préparait à une traversée de l'Atlantique en pirogue, s'était vue proposer en décembre cette opportunité de participer au Vendée Globe 2012. Très vite, les contrats étaient signés, la pirogue laissée de côté.

Et voilà que quatre mois après, elle est contrainte à renoncer à ce rêve. Son sponsor l'a lâchée. Malgré les contrats signés, les conférences de presses, les annonces publiques, le sponsor n'a pas tenu ses engagements: il n'a jamais versé d'argent, et Liz n'a pas de bateau.

"Déjà lors de cette conférence de presse, j’avais de très sérieux doutes sur la crédibilité du projet. Cela faisait deux mois que Sensation Sailing Team attendait, en vain, les premiers versements financiers pour confirmer l’acquisition du bateau. A chaque fois, le représentant du sponsor avait une bonne excuse pour justifier le retard."

Liz Wardley a donc été contrainte de résilier le contrat, et se retrouve maintenant sans rien.  "En décembre dernier, avant que toute cette histoire commence, j’étais à fond sur mon projet de traversée de l’Atlantique en pirogue que je devais tenter fin 2012. Le bateau était en construction et je commençais à mettre en place des partenariats. Du coup j’ai tout interrompu durant près de quatre mois. Aujourd’hui je n’ai plus de chantier pour redémarrer la construction de la pirogue, le projet n’est plus réalisable dans les délais, je n’ai plus de partenaires et plus de revenus depuis décembre…"

"Le sentiment d’injustice est énorme et d’autant plus fort que moi, je n’avais rien demandé à personne ! On est venu m’offrir un rêve, on m’y a fait croire et maintenant on me le reprend… C’est dégueulasse, il n’y a pas d’autre mot."

Mais Liz ne veut pas se laisser abattre. On l'a fait rêver à ce Vendée, depuis quatre mois elle ne pense qu'à ça, elle ne veut pas laisser tomber.

"Je vais tout faire pour essayer de trouver un partenaire me permettant de financer la location d’un bateau d’ici [fin juin]. J’en connais un de disponible et prêt à naviguer. Si on y arrive, je fonce. J’essaierai de me qualifier durant l’été pour être prête pour le 10 novembre. Une grande marque de sport avait pour slogan il y a quelques années « impossible is nothing »… Eh bien je vais m’en inspirer et je vous annonce donc officiellement le lancement de mon projet Vendée Globe : Liz Wardley 2012 !"

mercredi 11 avril 2012

Les filles du Spi

Ce weekend, du 5 au 9 avril, avait lieu à La Trinité sur Mer le Spi Ouest-France Intermarché. Pour la 34e édition de la course qui marque chaque année le début du printemps, et dans des conditions de vent idéales, 448 équipages se sont disputés une dizaine de manches par série. Les classes présentes? 6,50, Longtze, Open 5,70, Open 7,50, Seascape 18, J 80, M34, Grand Surprise, J 111, First 31,7, et quatre IRC.
Les "Princesses" de Bretagne

vendredi 16 mars 2012

Il flotte!

Hier matin, dans le port de Concarneau, c'était l'effervescence. Entre euphorie et solennité. Samantha Davies, que l'on ne présente plus, mettait à l'eau son nouveau bateau, Savéol, avec lequel elle repartira autour du monde à l'occasion du prochain Vendée Globe.
Aux côtés de Savéol, d’autres partenaires se sont fédérés autour projet et partageront l’aventure de Samantha, comme Mât de Misaine, Nextstage, Mobil-Home Rideau, Groupe Erget, Cyrus et FIP.
Mise à l'eau du 60' Savéol - Concarneau Port de Pêche - 15/03/2012 - Crédit : Windreport

Le bateau, acheté à Véolia à la fin de l'année 2011, était préparé soigneusement dans un chantier de Concarneau. A présent, il porte les couleurs et les tomates du nouveau partenaire de Sam,  et est fin prêt pour les premiers essais sur l'eau, et le début des entraînements.

"Bien que ma présence soit déjà confirmée depuis décembre au Vendée Globe, c’est vraiment en voyant mon beau bateau toucher l’eau ce matin que j’ai réalisé et que le projet a pris toute sa dimension. C’est vraiment un sentiment d’impatience, d’excitation et d’adrénaline qui commence  à couler dans mes veines !!!"

Bilou (Roland Jourdain), ancien skipper du bateau, était présent pour cette passation officielle, un brin de nostalgie dans les yeux.
A présent, le bateau va être amené à Port-la-Forêt, son port d'attache, et commencera à naviguer dès lundi. "J'ai trop hâte!" confie Sam.
Samantha, qui avait terminé son premier Vendée Globe à la 4e place, en 2009, espère bien finir sur le podium cette année.

plus d'infos: http://www.samdavies.com



Claire G.

samedi 10 mars 2012

Anne Liardet pour l'égalité

Photo Didier Olivré
Le 8 mars, c'était la journée de la femme. Le 8 mars, Anne Liardet, première femme française à annoncer sa participation au Vendée Globe 2012, présentait son projet.

Un projet social, un projet unique, celui de courir sous les couleurs de l'égalité hommes-femmes. Un sujet délicat, dont elle parle avec beaucoup de justesse.

Avec son sourire franc et ses yeux pétillants, Anne convainc tout de suite. Son projet, elle y pense depuis plusieurs années. Elle est confiante, elle y croit, et nous aussi.


Une expérience douloureuse

En 2004, elle avait été la première navigatrice à courir le Vendée Globe sous les couleurs de Roxy. Mère célibataire, elle avait prouvé qu'une femme peut concilier vie de famille et carrière de marin au large. Son sponsor était content du résultat, et prêt à réitérer l'expérience. Mais avec une autre. Une plus jeune. "Ils m'ont virée parce que j'étais trop vieille. Ça ne me serait jamais arrivé si j'étais un garçon."
Tout est dit.
"Il n'y a pas que dans le milieu de la voile que les femmes se font marcher dessus pour de mauvaises raisons." ajoute-t-elle. Son combat n'est pas personnel, il est universel.
Mais attention, c'est un sujet délicat, qui peut devenir épineux. "Je ne veux pas que ça ait des couleurs agressives. Les choses ne peuvent se passer bien que s'il y a complicité entre les hommes et les femmes pour faire avancer le sujet."


Un projet collectif

Anne se bat pour l'égalité, mais pas toute seule. Le projet, elle l'a monté avec Françoise Morvan, présidente de la coordination française pour le lobby européen des femmes, une ONG qui travaille à promouvoir l'égalité dans tous les pays et sur tous les sujets. La voile, en particulier à travers des événements tels que le Vendée Globe, est un très bon vecteur pour faire passer des messages. Anne espère aussi parvenir à sensibiliser les enfants, beaucoup d'écoles suivant de près les aventures des marins lors de cette course au large.
Cette course, Anne l'a dans le sang. Avec passion, elle nous emmène avec elle à travers les souvenirs de son précédent Vendée Globe, en 2004-2005. "Ce qu'il reste d'une course pareille, c'est beaucoup d'images, c'est de la magie, le plaisir d'être en mer. [...] Sur un bateau, c'est l'endroit où j'ai le plus confiance en moi au monde. Sur ce Vendée-là, j'ai eu la confirmation que c'était vraiment mon univers."


Qui cherche des partenaires "socio-responsables"

Mais Anne n'a pas encore tout le financement pour sa course. Son projet devra être porté par une dizaine d'entreprises, associations ou collectivités mécènes, qui s'engageront fortement pour promouvoir les valeurs de l'égalité autour du monde. Le budget total s'élève à 2 500 000 euros. Pour les dix entreprises ou institutions "socio-responsables", cela reviendrait à 250 000 euros pour deux ans, soit 125 000 euros par ans, moins que le financement d'un figaro.
"Il est évident que j'aurai un déficit de préparation par rapport à ceux qui naviguent depuis des mois et qui ont déjà leur bateau." Mais elle reste confiante, et ne doute pas de la réussite de ce projet. Anne croit en son projet, et le portera jusqu'au bout. "C'est une de mes fiertés, c'est que j'ai toujours ramené mes bateaux au port. Pour un marin, c'est quelque chose de super important."
A bon entendeur...



Claire G.

Vendée Globe 2012: Trois filles dans la course



Liz Wardley révélera le 9 mars son sponsor et son bateau pour le prochain Vendée Globe. C'est la 2e femme à annoncer sa participation, après Sam Davies, sponsorisée cette année par Savéol (eh oui, Roxy, c'est fini!)

Originaire de Papouasie - Nouvelle-Guinée, elle a été vice-championne du monde de Hobie Cat en 1998, et a déjà effectué un tour du monde à bord d'Amer Sports Too, en 2001-2002 pour la Volvo Ocean Race. En 2002, elle a construit un proto Mini 6,50 en Nouvelle-Zélande, puis participé à plusieurs saisons en Figaro. « Etre au départ du Vendée Globe cette année est génial et inattendu. Je cherchais des sponsors pour une transat en pirogue, et finalement je trouve un partenaire pour trois saisons et j’intègre une équipe qui me permettra de me préparer dans les meilleures conditions. Dire que le Vendée Globe est un rêve d’enfant serait exagéré, car j’ai commencé à naviguer en Australie où cette course est moins connue. Mais depuis que je vis en France et que je cours en solitaire, le Vendée est devenu un objectif. Maintenant j’ai hâte de m’entraîner sur l’eau. Je prendrai le départ de ce Vendée Globe en compétitrice, avec l’objectif premier de finir, préalable à tout résultat. »

mardi 6 mars 2012

Sarah Hébert, c'est fini "pour cette fois"...

Photo Pierre Bouras
Bon, un petit article qui n'était pas prévu au programme (parce que quand même, un magazine papier peut se permettre de relayer les infos de façon mensuelle, il n'a pas le choix, mais un blog, j'aurais l'air maline à donner les infos dans un mois quand tout le monde les aurait déjà eues...)

Sarah Hébert, dont un "portrait" est prévu ce mois-ci, qui était partie le 22 février de Dakar pour sa traversée de l'Atlantique sur une planche à voile grand public, a décidé ce matin, après une dernière tentative de départ, mais à bout de forces, de mettre fin à son aventure "pour cette fois". Elle avait déjà parcouru presque un tiers de la distance qui la séparait au moment du départ de Saint François en Guadeloupe, dans des conditions plutôt difficiles, voire carrément extrêmes.

Ce weekend, elle a du faire face à des conditions de mer et de vent très difficiles, notamment une mer croisée, et une houle de 3 à 5 mètres, ainsi qu'un vent entre 20 et 30 nœuds, orienté à l'Est, l'obligeant à naviguer à une allure plutôt difficile en planche à voile et avec cette mer, pour pouvoir faire une route la plus directe possible.
Ne pouvant se reposer correctement la nuit, le sommeil perturbé à cause de ces mêmes conditions météo, la fatigue s'accumule et les journées de navigation sont de plus en plus difficiles.

Elle a supporté les douleurs multiples (bras, genoux, dos) avec force et combativité, mais dimanche, son corps lui a envoyé une alerte: prise de vertiges, à la limite de perdre connaissance, avec des symptômes de représentation spatiale altérée, elle a immédiatement demandé au bateau de venir la rejoindre.
Photo Pierre Bouras

Après une consultation téléphonique avec son staff médical, il s'est avéré qu'elle souffre d'anémie. Un manque de fer qu'il n'est pas possible de compenser à bord. Sans un traitement médical, une alimentation équilibrée et un sommeil réparateur, elle ne pourra pas reprendre les forces qui lui seraient nécessaire à la poursuite de son défi.

Elle finira donc la traversée à bord du Neptune's Car, son bateau accompagnateur, qui compte arriver autour du 11 mars à Saint François.

« L'aventure est belle, dure mais magique. Je ne regrette rien. Tout ce que j'ai vécu avant d'être sur cet océan et pendant la traversée est incroyable. Cela restera à jamais gravé en moi. Je ferai l’analyse de tout ceci une fois reposée, mais je sais déjà que ni ma préparation, ni mon matériel, ni le cœur que j’ai mis à l’ouvrage ne peuvent être remis en question. Il faut parfois simplement accepter ses limites, celle du corps qui dit stop, pour s’éviter le pire. Même si j’accuse le coup, je ne vois que le meilleur pour le moment. J’ai appris sur moi, sur l’Océan et le grand large et toute cette expérience me sera utile à l’avenir pour relever de nouveaux défis » a-t-elle confié par téléphone à son équipe à terre.

Beaucoup de courage, et de persévérance, on félicite Sarah pour ce qu'elle a déjà accompli, et on lui souhaite un bon rétablissement!



 
Claire G.

Women's Cup en J80




Cette première régate 100% féminine, 100% solidaire, tenait sa seconde édition les 3 et 4 mars à Pornichet, sur des J80 mis à disposition par l'APCC voile sportive le CNBPP et le Club Nautique de Pornic. . Cette régate était organisée à l'occasion de la journée de la femme, au profit de l'ONG Plan, dont l'ambassadrice n'est autre que Samantha Davies, et sa campagne "Because I Am A Girl", pour défendre les droits des filles dans le monde.


Vingt-huit équipages entièrement féminins étaient inscrits pour cette course, parmi lesquels des sportives telles que Sam Davies, Julie Bossard, Anne-Claire Le Berre, et des régatières de l'APCC comme Catherine Lepesant ou Christelle Philippe. Toutes venues de disciplines différentes (course au large, match race, et même voile légère), professionnelles ou amatrices, elles se sont confrontées sur le même plan d'eau et des bateaux identiques, dans une ambiance conviviale et sportive aux couleurs fushia de "Because I Am A Girl".

Samedi, deux manches ont été courues pour chaque poule, sous le soleil et avec un vent de sud-ouest mollissant de 14 à 9 noeuds. En fin d'après-midi, et au vu des prévisions météo défavorables du lendemain, les organisateurs lancent une dernière manche pour les rond or et rond argent, afin d'assurer tout de même un classement. Dimanche, comme cela était prévisible, les manches ont été annulées, en raison des mauvaises conditions météo, et la remise des prix avancée à 14h30.


Les régatières de l'APCC, naviguant "à domicile", ont eu l'avantage, et se sont classées 1eres pour l'équipage de Christelle Philippe et 5eme pour celui de Catherine Lepesant. L'équipage de Samantha Davies, ayant été disqualifié lors de la première manche qui partait sous pavillon noir (après un premier rappel général), doit se contenter de la 16e place.

Le podium:

1e. Fifa Girls: Christelle Philippe (APCC) – Gaëlle Raymondi – Amélie Sadoc – Céline Devaux, Marie Noesmoen
2e. La Galerne – Chika Breizh: Anne-Claire Le Berre – Alice Ponsar – Myrtille Ponge – Luce Molinier – Moana Trancart
3e. Princesses de Bretagne: Julie Bossard – Elodie Creac’h – Nolwenn Combeaux - Pauline Courtois – Elodie Fauve – Pauline Chalaux

Par ailleurs, la soirée des équipages a donné lieu à une table ronde sur le thème des femmes dans l'univers de la voile, animée par Sylvie de Ligondès, Bénédicte et Sylvie Viant, héroïnes de Sam à ses débuts. Les filles ont pu partager leurs plus grands moments de voile avec humour et émotion. Des bénévoles de PLAN étaient là également pour parler du parrainage des petites filles et raconter leurs aventures. Tous ces récits ont permis de faire découvrir le programme BIAAG et aura probablement suscité chez les participantes des envies de parrainage.







Claire G.
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